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Gérer le syndrome de l’imposteur dans sa création de contenu

Mai 4, 2022 | Podcast | 0 commentaires

Avoir l’impression que les autres savent mieux que nous. Penser « mais je suis qui, moi, pour dire ça ? » Ou encore, avoir peur que quelqu’un de plus expérimenté que nous dise l’inverse de nos propos… Toutes ces pensées sont caractéristiques de ce fichu syndrome de l’imposteur, dont sont victimes la plupart des entrepreneur·e·s à un moment de leur chemin.   Tu l’auras compris, aujourd’hui on va parler du syndrome de l’imposteur qui se manifeste lors de ta création de contenus pour les réseaux.

Mais en fait, c’est quoi le syndrome de l’imposteur ?

D’après notre ami Wikipédia, « les personnes atteintes du syndrome de l’imposteur, appelé aussi syndrome de l’autodidacte, phénomène de l’imposteur, expérience de l’imposture, expriment une forme de doute maladif qui consiste essentiellement à nier la propriété de tout accomplissement personnel. Ces personnes rejettent donc plus ou moins systématiquement le mérite lié à leur travail et attribuent le succès de leurs entreprises à des éléments qui leur sont extérieurs (la chance, leurs relations, des circonstances particulières). Elles se perçoivent souvent comme des dupeurs-nés qui abusent leurs collègues, leurs amis, leurs supérieurs et s’attendent à être démasquées d’un jour à l’autre. » On remarque donc que c’est un terme très fort bien qu’on en parle de façon plus légère dans le monde de l’entrepreneuriat en ligne. Mais c’est une réelle maladie que beaucoup de personnes connaissent à un moment donné dans leur vie et surtout dans leur vie professionnelle. Quand tu discutes avec des entrepreneurs du web, tu te rends compte que peu importe la taille de leur business, peu importe depuis combien de temps ils sont lancés, ils font tous face au syndrome de l’imposteur à un moment de leur carrière. Pour ma part, j’ai souvent été confrontée à ce sentiment d’imposture lorsque j’ai créé ma formation Canva Power : « je suis qui pour créer une formation sur Canva, qui en plus est un outil gratuit ?« , ou bien « à quel moment je peux envisager de faire 100K de chiffre d’affaires en un an ?« , ou encore « ça va vraiment intéresser les gens que je fasse des reels sur des musiques Disney ?« , et encore tant d’autres pensées de ce genre… 😅 Et si on se posait deux minutes pour se demander…

Ça vient d’où, ce sentiment d’imposture ?

En réalité, il peut y avoir plusieurs facteurs. J’en ai trouvé quatre :

La société

Bah oui, c’est elle qui nous « enseigne » comment bien faire les choses, comment entrer dans ses normes… On a vraiment des codes, dans la société qui peuvent très très souvent, quand on est entrepreneur·e, nous donner ce sentiment d’illégitimité parce qu’on ne fait pas les choses selon les codes que la société nous a appris.

Le système d'enseignement,

qui nous fait croire que si t’as pas de diplôme, t’as pas d’avenir. Que notre savoir & nos compétences ne valent rien si ce n’est pas certifié par un bout de papier. Et ça, on nous l’apprend dès le plus jeune âge. Très tôt, on nous met la pression pour faire de grandes études.

  • Alors c’est sûr que certaines professions ont besoin de diplômes pour être exercées. Je me vois mal me faire soigner par un médecin qui sort du lycée avec un bac scientifique.
  • Mais il y a des choses qui évoluent tellement rapidement, et c’est d’autant plus vrai dans les métiers du web, que le temps que les programmes scolaires se mettent à jour, les élèves ont le temps d’être à la ramasse.

L'éducation et l'environnement familial.

Si on grandit dans un environnement qui t’apprend à ne pas faire de vague, à rester dans les rangs… Que tu entends ça depuis que tu es enfant, c’est programmé dans ton inconscient. L’environnement familial a donc un sérieux impact sur tout ça. C’est pas pour rien que la plupart des entrepreneurs ont un proche dans leur famille qui est lui-même entrepreneur, c’est ce que certains appellent « la fibre entrepreneuriale« . 😉

L'estime de soi.

Si tu ne crois pas en tes capacités, en toi et bien ce syndrome de l’imposteur sera (très) présent chez toi. Il faut vraiment que tu travailles sur ton estime de toi et prendre confiance en tes capacités.

 

Voilà, pour moi ce sont les quatre facteurs principaux qui amènent à ressentir ce syndrome.

Alors, ok, maintenant qu’on sait ce qui peut le provoquer, on fait comment pour y remédier ?

Comment fait-on pour se sentir plus légitime ? Est-ce qu’il y a un moment donné où l’on se sent vraiment légitime ? Est-ce qu’il faut attendre d’être prêt·e pour passer à l’action ?

Je ne te cache pas que si j’avais attendu d’être prête pour passer à l’action, bah je serais clairement pas là à te partager mes réflexions ! Je n’aurais probablement pas d’entreprise, encore moins de formations en ligne, pas de podcast

Mais sache que le moment parfait n’existe pas. Il n’y a pas de moment idéal pour se lancer. Il faut se lancer, c’est tout. Plus tu attendras, plus ce sera dur !

Alors voici 6 conseils pour t’aider à passer outre ce syndrome de l’imposteur.

Si tu t'es lancé·e en tant qu'entrepreneur·e, c'est que tu as forcément des compétences/connaissances dans ton domaine.

Tu vas pas devenir graphiste si tu n’y connais rien en création graphique et univers visuel, n’est-ce pas ? Tu es entrepreneur·e pour aider les gens (oui, même si c’est pas la raison principale qui t’a motivé à te lancer, tu es quand même là pour aider tes clients dans leur vie pro ou perso).

Ça serait égoïste de ta part de ne pas partager tes offres et ton savoir

à cause des peurs citées plus haut. Il y a forcément des gens qui vont avoir besoin de toi !

Ce qui est génial avec le savoir, c'est que ça enrichit les autres sans t'appauvrir toi.

C’est assez fou quand on y pense : propager son savoir de façon infinie, en enrichissant ceux qui bénéficient de nos connaissances sans pour autant en être dépossédés nous-mêmes. 🤩

Tu n'as pas besoin d'être un·e expert·e !

Ce n’est pas parce que tu te positionnes comme un·e expert·e dans ta stratégie que tu dois l’être dès le départ. Tu peux le devenir plus tard, après avoir gagné en expérience. Il y a une différence entre te positionner comme un·e expert·e dans tes actions et ta communication et te proclamer expert·e.

Réfléchir à la question « et au pire, qu'est-ce qui se passe ? ».

Même quand les avis divergent et que quelqu'un te contredit, est-ce dramatique ? 👀

Si c’est une question de point de vue, franchement, chacun à le sien. Si c’est quelque chose de technique où tu t’es planté·e et bien ça arrive à tout le monde ! C’est pas grave, c’est comme ça qu’on apprend.

  • Puis rappelle toi que c’est quand tu débutes que tu as le plus de peurs. Mais finalement, c’est là où il y a le moins de gens qui voient tes erreurs. Si tu as « seulement » 100, 200, 400, 800 voire même 1 000 abonnés, c’est là où tu peux expérimenter au maximum parce que tu n’as pas énormément de visibilité. Et finalement, dans cette situation, c’est positif puisque tu pourras tester et apprendre plein de choses durant cette période sans te prendre des commentaires négatifs quand tu te trompes.
  • Et si tu as déjà de la visibilité, c’est pas grave non plus car cela veut dire que ce que tu fais plaît déjà à ta communauté. 😉

Voilà, j’avais très envie de te partager mes réflexions sur ce sujet car je me sens moi-même concernée et j’avais besoin d’en parler. 😇

N’hésite pas à partager cet article si celui-ci t’a aidé !